choix de l'histoire Sengoku

Les événements et les choix narratifs empêchent la conquête de se réduire à un parcours linéaire. Les décisions prises pendant la guerre modifient les routes accessibles. Terminer le jeu une première fois débloque une histoire à embranchements, et une partie ultérieure peut reprendre des éléments de la campagne terminée : la deuxième conserve ainsi une part des acquis de la première.

Ces choix prennent corps à travers les commandants et leurs maisons. Une succession chez les Houjou, une déesse Uesugi au front, un seigneur Oda dans un salon de thé et une princesse Yamamoto commandant la maison qui a détruit son clan ouvrent quatre voies différentes. Vous ne les emprunterez pas toutes en une seule partie.

Une scène narrative d'une route de la campagne.
Une scène narrative de la version Windows, où un choix ouvre une route.

Ce que débloque vraiment la première victoire

Terminer le jeu une première fois ne sert pas seulement à voir le générique. Cela débloque une histoire à embranchements : lors de la partie suivante, la guerre peut bifurquer là où la première partie ne le permettait pas. Certains acquis peuvent être conservés. En pratique, il s'agit d'équipement, d'une relation ou d'une variable déjà activée par une scène, toujours présents même si la carte semble neuve. Le domaine bâti dans la deuxième partie peut donc profiter de l'expérience de la première sans faire l'impasse sur les provinces.

Les choix précèdent la fin du jeu. Vos recrues, le voisin que vous attaquez alors que deux clans se le partagent, ou votre décision de passer une saison dans un donjon plutôt que sur une route modifient les événements proposés. Tokaido, partagée par les Imagawa, les Takeda et les Tokugawa, est le genre de province où une seule bataille crée trois rancunes. Une route exigeant les bonnes grâces d'une de ces maisons peut se fermer ce jour-là.

Un acquis conservé n'est pas un bouton pour passer des étapes. Il reste des provinces à affronter et des tours à dépenser. Ce qui change, c'est qu'une variable héritée de la partie terminée, une alliance ou une rancune conservée, est déjà active à l'ouverture de la deuxième carte. Considérer chaque nouvelle partie comme un retour à zéro, c'est passer à côté de ce qui explique l'embranchement.

Le Kantou, les Houjou et l'épreuve de Ran

Les champions du Kantou étaient ceux du clan Houjou. Sur la carte, ils sont aussi appelés Hojo et possèdent des intérêts à Saitama, Kazusa 2000, Edo et Shikokalamity. Edo est le territoire de puissance 6, partagé avec les Takeda, sous lequel se trouve la Cité des démons. Dans cette campagne, le Kantou désigne cet ensemble, pas une vague direction sur une boussole.

Ran Nanjou a perdu une épreuve de succession des Houjou face à Souun Houjou, mais dirige toujours les Nanjou. Sa route raconte la succession qui n'a pas eu lieu. Si vous avez jusqu'ici traité les Houjou comme la seule voix du Kantou, son recrutement remet cela en cause. Les choix narratifs autour de cette épreuve décident si les champions restent incontestés dans les scènes ou si la candidate vaincue obtient sa propre guerre. Souun est le nom du vainqueur de l'épreuve.

Shikokalamity fait exception chez les Houjou : puissance 2, code FFF, territoire partagé avec les Takuga, sans donjon. Un parcours dans le Kantou qui ne passe que par Edo manque ces terres basses et désertes. Remplir la condition de victoire de Souun ne fait pas automatiquement passer Shikokalamity sous la même bannière que la Cité des démons. À vous de choisir si votre parcours en tient compte.

La route de Kenshin et le nord partagé

Kenshin Uesugi, la Déesse de la guerre, commande en première ligne. Son clan partage Sado et sa mine d'or avec les Takeda, ainsi que Maso. Une route qui privilégie les Uesugi doit tenir compte de ces cases partagées. Vous pouvez recruter Kenshin et malgré tout perdre Sado si la bataille tourne mal. La mine d'or est un enjeu à conquérir au combat, pas un simple décor derrière Kenshin.

Le donjon de Maso porte le nom de Donjon SM, en accord avec le ton adulte de la campagne. Le titre militaire de Kenshin et ce donjon se côtoient à la frontière du même clan. Renforcer l'alliance avec les Uesugi, c'est aussi choisir ce que vous êtes prêt à traverser sous Maso. Les parties suivantes qui reprennent des acquis peuvent préserver cette alliance ou vous faire payer pour la reconstruire.

Sado a pour code TFC et pour puissance 6. Maso a une puissance de 4 et le code FFC. Une route Uesugi qui conquiert la mine et ignore Maso empoche le butin sans toucher à l'autre territoire partagé. Le titre de Kenshin ne suffit pas à faire basculer les deux territoires. Il faut toujours mener vos troupes.

Politique au salon de thé et commandement imposé

Nobunaga Oda prépare des dango et tient un salon de thé, tandis que Kouhime gère les affaires politiques des Oda à Owari. Leur route se veut délibérément domestique. Un choix narratif qui ramène Nobunaga au clan, ou laisse Kouhime parler en son nom, modifie des événements qu'une route purement militaire ne révèle jamais. Le donjon d'Owari, le Donjon du miso katsu, constitue le volet territorial du même clan. Ignorez le salon de thé et il vous reste une province. Intéressez-vous à lui et vous accédez aux scènes.

La route d'Isoroku Yamamoto est d'une tout autre tonalité. Elle est contrainte de commander pour les Ashikaga après qu'ils ont détruit son clan. Ce commandement porte sur Kyo et le Champ pétrolifère de la vipère, avec la Grotte Kachi-Kachi et la Fosse de pétrole. Lui faire confiance, c'est prendre position sur des ordres donnés sous la contrainte. Épargner malgré tout les Ashikaga ne vaut pas pardon, à moins que les scènes ne le disent. Ici, les embranchements déterminent lesquelles de ces rancœurs subsistent à la fin de la partie suivante.

Le Champ pétrolifère de la vipère a une puissance de 4, le code FFC et pour donjon la Fosse de pétrole. Kyo a une puissance de 3, le code TFC et pour donjon la Grotte Kachi-Kachi. Le commandement d'Isoroku couvre les deux : un choix narratif qui ne mène qu'à la grotte laisse le champ pétrolifère de côté. Le salon de thé de Nobunaga, en revanche, n'a aucune seconde province. Owari constitue tout l'enjeu territorial.

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